par Arnaud
21/01/10 | Chronique, Musique

Los Angeles est un microcosme très malin, un bastion intelligent de subtilité.
Plutôt que de profiter du premier coup d’éclat, là-bas, la communauté indie grandit dans le silence, dans le travail et grâce à une armada puissante, combative et furieusement décidée à tenir tête à leurs compatriotes de Brooklyn et de New York.
Local Natives est l’un des nombreux soldats affutant leurs instruments comme un arsenal mélodique impitoyable. Mais, Local Natives fait du zèle.
Ces cinq jeunes adultes ne se contentent pas de figurer, solennellement, dans les rangs de leurs compères. Local Natives est un groupe insatiable qui a sorti, en 2009, un album brillant dans une indifférence stupéfiante.
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« Gorilla Manor » est un arc-en-ciel qui tend la perche à la folk en tirant le rock par les pieds.
Si l’indie est à la mode, elle est surtout devenue la denrée rare traquée par les majors.
L’indie offre un mystérieux spectre de liberté, d’ampleur artistique que ce groupe américain, émoussé par deux singles, a su exploiter avec tact et prouesses techniques originales. En toute impunité, Local Natives se jette dans l’arène du mainstream, les yeux fermés mais les oreilles averties.

myspace.com/localnatives

par Robin




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