par Arnaud
31/08/10 | Interview, Musique

On a toujours du mal à s’habituder à un nom aussi long que celui des Bewitched Hands On The Top Of Our Heads, qu’on a tendance à surnommer les Bewitched,  mais on s’habitue très vite à leur pop sautillante et ensoleillée. Un parfum de pop se fait d’ailleurs sentir quand les 6 Remois investissent l’espace presse et ils répondent à nos questions avec engouement, la preuve par les mots !

Sur votre myspace, la seule date présente est celle de ce soir au Pantiero, comment ça se fait ?

En fait là c’est la dernière date d’Août et là on a pas annoncé les prochaines dates, elles devaient être faites aujourd’hui normalement. Là on repart jouer aux Etats Unis fin septembre, après on refait une tournée : on joue en Angleterre, on retourne aux E.U encore en octobre et après il y a une trentaine de dates en France juste après la sortie de l’album, le 25 octobre. Ce sera entre Novembre et Décembre donc.

Jour 3 ITW The Bewitched Hands

Vous avez l’air de bien vous exporter aux Etats Unis !

Ça commence bien oui ! En fait, ce qui s’est passé, c’est qu’on est allés jouer à Austin, au festival SXSW. Là bas, c’est un peu comme les transmusicales en France, c’est-à-dire un festival de découvertes où il y a tout les programmateurs qui y font un peu leur marché pour l’année. Le plan de Los Angeles vient de ce festival, c’est un Américain organise un festival avec seulement des groupes français. Il y aura Revolver, Sébastien Tellier, General Elektriks, Charlotte Gainsbourg…

Et au niveau du public, il est plutôt réceptif ?

En France, surtout à Paris et dans le Nord, les gens commencent à nous connaître parce qu’on a fait beaucoup de dates par là bas. C’est difficile de savoir si on a exactement un public parce qu’il n’y a pas encore d’album alors quand les gens viennent nous voir ils découvrent notre musique.

Et vous arrivez à vous faire entendre au sein du groupe, à six ?

L’avantage qu’on a, c’est qu’on est cinq à écrire vraiment des chansons. On les écoute, si ça fonctionne on les joue, si ça ne fonctionne pas, on passe à autre chose. Vu qu’il y a 5 personnes qui écrivent il y a toujours du choix. En général, sur les morceaux qu’on choisit, celui  ou ceux qui ont écrit le morceau ont la priorité et gèrent la chose dans le sens où on est jamais mieux servis que par soit même.

On a lu que vous aviez choisi de chanter en anglais pour ne pas être catalogués, vous confirmez ?

Non, ça c’est pas vrai, on a pas dit ça. Ça vient juste de toutes nos influences. Quand tu commences la musique, que t’as 16 ans et que tu fais un groupe dans ton garage, que t’aimes bien la pop anglaise ou américaine t’as envie de faire comme eux. Et puis, ce que t’aime, c’est la musique, c’est pas le message, enfin pour nous c’est ça.  Chanter en français c’est une autre histoire, t’as l’impression d’être plus engagé dans le texte, parce que tu comprends ce que tu chantes (rires).  Ensuite, la musicalité de la langue anglaise est quand même complètement différente. On peut se permettre de chanter des choses pas très intéressantes dans le fond mais très jolies musicalement parlant.

C’est Yuksek qui a mixé votre album, comment s’est fait cette rencontre ?

Il habite à Reims, comme nous. A l’époque, il nous avait proposé de faire une reprise de son morceau Tonight, qu’on a fait en version folk. C’est à partir de là qu’on a commencé à vraiment travailler ensemble. Parce qu’on se connaissait de vue et de nom mais sans être vraiment liés mais depuis cette reprise on a bossé avec lui, surtout sur le mixage de l’album. On a composé un morceau ensemble (So far away from the sea, ndlr), nous on a ramené notre côté harmonie vocale. Puis je pense que Yuksek fait de l’électro depuis un moment et qu’il a envie de s’ouvrir à d’autres choses aussi, c’est pour ça qu’on a travaillé ensemble.

Interview réalisée par Jessyka

Credit photo Eva E. Davier – newrelease




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