
Présente au Festival Pantiero à Cannes, j’ai eus le plaisir de rencontrer les membres de Two Door Cinema Club dont on vous parlait dans le Pantiero Broadcast #3.
Une rencontre enrichissante qu’on vous laisse découvrir juste en dessous !
Chacune de vos chansons est un tube : comment procédez-vous pour parvenir à ce résultat ?
Alex : On travaille juste très dur sur chacune de nos chansons et si on sent que quelque chose ne sonne pas bien ou ne nous semble pas assez percutant, on laisse tomber et on passe à autre chose. On ne garde que les morceaux dont on est sûrs qu’ils seront bons et faciles à retenir.
Vous avez quitté l’université pour vous consacrer à la musique, comment votre entourage a réagit à cela ?
Alex : Mes amis étaient contents pour moi mais mes parents… c’est une autre histoire ! Ils sont profs tout les deux donc c’était une situation un peu épineuse quand j’ai quitté l’école mais maintenant ils ont l’air plutôt contents que j’ai pris cette décision.
Vous avez signé sur le label Parisien Kitsuné, vous connaissez les autres groupes du label ?
Kevin : Oui, Kitsuné c’est un peu comme une grande famille : c’est une petite boîte où tout le monde se connaît et chacun est impliqué dans ce que fait l’autre. On a généralement un bon feeling avec les groupes de Kitsuné.
Alex : On a joué avec Delphic la semaine dernière, on avait tourné ensemble pendant un moment donc ils sont devenus de bons amis.
Que pensez-vous du téléchargement illégal ?
Kévin : Que c’est bien !
Alex : Je pense que c’est un bon moyen pour les groupes qui débutent de faire connaître leur musique, beaucoup plus de gens vont les écouter, automatiquement. Mais dans le temps où la principale source de revenus des musiciens était de vendre leurs albums, les groupes n’avaient pas besoin de travailler très dur pour rester dans le métier, ils n’avaient pas besoin d’être sans arrêt en tournée pour continuer à gagner de l’argent alors… On adore toujours ça mais ça rend les choses un peu plus compliquées pour les musiciens. Je suis plus contre que pour mais… tant pis !
Kevin : Et puis ça ne servirait de dire qu’on aime pas ça, tout le monde télécharge et ça ne va pas s’arrêter !

Êtes-vous des adeptes des réseaux sociaux comme Twitter ou Facebook ?
Kevin : Oui, c’est un bon moyen de rester en contact avec nos fans, qu’ils se sentent plus proches de nous et nous d’eux. C’est important pour nous de poster nous-même chacun de nos tweets, je détesterai que quelqu’un écrive à notre place !
Alex : On sait d’expérience que l’on se sent plus proche d’un artiste et de sa musique lorsqu’il y a un contact sur internet, ça a été très important pour nous envers d’autres artistes alors maintenant on veut garder ce contact là avec nos fans. D’ailleurs, on a un compte pour le groupe et chacun notre compte personnel pour rester en contact avec nos amis !
Votre célébrité est arrivée très vite, comment vivez-vous ce changement de mode de vie ?
Alex : On a pas l’impression d’être des gens connus ! On est toujours agréablement surpris quand des fans viennent nous voir après les concerts mais je crois qu’on ne réalise pas encore très bien. Je n’ai pas l’impression d’avoir beaucoup changé la façon dont je vis.
Ce jour vous jouez avec Foals, vous les connaissez personnellement ?
Sam: On les croise souvent en festival, on partage l’affiche mais c’est un peu comme si on faisait leur première partie (rires). On espère les voir jouer ce soir !
Vous avez des rituels avant de monter sur scène ?
Alex : Rien de particulier, en général on reste ensemble et on boit quelques bières. On s’échauffe aussi un peu la voix, des trucs comme ça !
Interview réalisée par Jessyka
Crédit photos Alice S.